MER CURE

Publié le par Jean Dornac

(Reprise d’article sur altermonde en date du mercredi 6 août 2008)


par Catherine Declis


Lorsque l’on est atteint de fibromyalgie, il est une liberté de chercher, comprendre, demander, s’interroger et aussi une liberté de penser sans pour autant chercher à déranger, juste tendre à vivre sans souffrir.

 

Aussi, ce que je pense et dis ne tend pas à nuire à quiconque, accuser quelconque, encore moins haïr, punir ou trahir, juste tenter de poser la cause de souffrir lorsque le nombre empire et cheminer par agir.

 

Aussi, ce que je dis ne s’appuie que sur une pure logique de réflexion à laquelle je souhaite tant une recherche concrète dans le simple but de venir en aide aux souffrants, à commencer par les enfants.

Ce qui, à mon sens, ne demande pas un gros investissement au regard d’argent gaspillé tellement bêtement, pour ne pas citer l’armement.

 

A mon avis, il est un terrain prédisposé à développer la fibromyalgie à caractère plus ou moins invalidant, intensité plus ou moins forte, qui est le patrimoine génétique de chacun et chacune et ce que le corps comporte en mémoire, mémoire qui peut s’exprimer spontanément ou bien par le phénomène de facteurs déclenchants ou aggravants.

 

Au-delà de la mémoire familiale individuelle inscrite en corps, je suis en droit de penser qu’existe une autre forme de mémoire collective, à savoir l’impression inscrite en corps d’événements personnels et publics ou historiques, de culture et tradition, d’alimentation, de coutume de vie, de variation climatique, de pays d’origine… Une sorte de transmission exprimant les non dits de certaines civilisations ou venant supplanter la tradition orale d’autres cultures qui semble s’éteindre au fil des ans par la force des évènements de la vie moderne.
Chaque ressenti, pensé, vécu vient s’imprimer en mémoire de chacun, engendrant ainsi l’empreinte d’hier dont il ne reste peut-être pas l’objet de la mémoire mais son souvenir pouvant reprendre expression de vie, ou non.

 

Ainsi, le caractère de la fibromyalgie ne pourrait-il pas être activé ou réactivé chez les personnes les plus réceptives et sensibles ?

Ne voulant pas dire fragiles ou maladives car il est intéressant de noter que l’expression de la fibromyalgie rayonne bien souvent en une population plutôt hyperactive lorsqu’elle se révèle en âge mûr, au parcours assez intense que ce soit professionnellement ou dans la vie courante, et ne tend absolument pas aux aspirations personnelles volontaires de la personne atteinte qui se trouve acculée physiquement, moralement et psychologiquement de façon tout à fait incompréhensible, devenant témoin d’une construction de vie qui s’émiette avec le temps pour parfois la conduire au néant.

 

Le patrimoine génétique pur pourrait donc atteindre effectivement dès l’enfance, ce qui semble se confirmer de par le nombre croissant d’enfants en consultation de pédiatrie que l’on ne peut même toucher tant la douleur d’effleurement est vive.


En interrogeant l’univers familial, il n’est pas rare de faire un rapprochement de similitude de tableau clinique avec des ancêtres, de présence de maladies génétiques ou dégénératives type Parkinson, Alzheimer, d’univers professionnels exposés à des matériaux à risques de toxicité, lorsqu’il ne s’agit pas tout simplement d’une maman ou grand-mère fibromyalgique. Mais le caractère de passation ne semble pas systématique comme en d’autres pathologies d’origine génétique observées, ce qui déroute de par sa probabilité aléatoire mais ne signe pas qu’il faille abandonner cette piste de recherche.


C’est le cas de figure maximal de la fibromyalgie infantile qui me laisse fortement supposer l’hypothèse génétique, exclure fermement le paramètre psychiatrique et débouche sur le fait que je ne peux demeurer sans agir.

 

En Espagne comme en Israël, des centres de recherche génétiques en fibromyalgie ont ébauché une première piste en trouvant la déficience d’un gène spécifique, objet de recherche semblant apparemment tomber dans l’oubli, faute de finances…

Je rappelle ici que je me porte donneuse volontaire dès maintenant et post mortem pour la recherche de fibromyalgie sur les tissus que vous voudrez bien prélever selon vos besoins.

 

Les métaux lourds, le mercure, ont une capacité à passer la barrière placentaire et peuvent, au fil des générations et des expositions plus ou moins fréquentes, engendrer un seuil d’intoxication parfois sévère.


De plus, un réchauffement climatique provoque une capacité à rendre le mercure plus actif via les vapeurs qu’il dégage et contamine largement et aisément l’environnement. Il n’est plus à prouver l’infestation mondiale par le mercure situé en vaccinations, amalgames dentaires, peintures et solvants, anciens thermomètres sans parler de l’antique mercurochrome… propagés en sol, eau et air, que nous retrouvons en bout de chaîne en notre assiette.


Or, le tableau clinique décrit par tous les fibromyalgiques n’a-t-il pas quelques très fortes similitudes avec l’intoxication mercurielle ?

 

Avec un simple raisonnement enfantin, comment une consommation de produits génétiquement modifiés peut ne pas influer sur le métabolisme en lui demandant d’assimiler des substances étrangères qu’il n’est pas habilité à reconnaître, assimiler, digérer, et que produisent-ils en corps ?

Les ingérer est le cas de figure plus parlant que vivre dans un environnement cultivé avec des produits génétiquement modifiés, mais conduit au même résultat de par ce que nous sommes amenés à assimiler par les voies cutanées et respiratoires.


Ne serions-nous pas en cours d’exprimer le résultat de l’absorption prolongée de produits génétiquement modifiés dont il était impossible de prévoir certains effets et une forme de mutation à expression anarchique et douloureuse ?

Pour les fibromyalgiques, notre système digestif appelé second cerveau accuse ne plus rien assimiler au fil du temps.

 

Au Canada, la piste de l’atteinte des noyaux gris caudés au niveau hypothalamique commence à être lisible par des examens de scanners spécifiques rares et performants, d’autant plus difficiles à lire par peu de spécialistes au monde.

Et l’hypothalamus est le chef d’orchestre du corps sans lequel aucune partition harmonieuse ne peut être envisagée réalisable.


Une atteinte hypothalamique conduit donc de fait à un dysfonctionnement global qu’il serait d’ailleurs bon de considérer à sa juste valeur et ne plus tenter de maquiller en question psychologique, voire psychiatrique, car ici, si certains troubles du comportement sont à noter, ils ne sont que la conséquence de douleurs et fatigues chroniques qui se comptent en années sans accalmie liées à une mauvaise régulation de notre « ordinateur central » engendrant de fait un fonctionnement corporel et mental parfois totalement anarchique et imprévisible susceptible de nous décourager, déprimer, voir pire.

 

Il est difficile de nier la pollution ambiante en air comme en eau, aussi invisible à l’œil nu que l’est la fibromyalgie, mais que nous sommes en voie de reconnaître en taux de nocivité sur l’organisme humain avec encore trop de difficultés et réticences sous couvert d’enjeux économiques, ce qui semble déraisonnable au possible au regard de sa conscience propre avec laquelle il faudra un jour ou l’autre faire face de façon directe et impitoyable.

Les nuisances produites seront resservies d’une façon ou d’une autre à la puissance 10 selon une loi universelle infaillible qui n’a de cesse de faire ses preuves et que l’homme s’obstine à ignorer en nourrissant son intérêt personnel sans ignorer qu’il creuse là sa propre tombe. Il n’est d’effet sans cause et de cause sans effet.


Encourager par le fait de continuer à accepter un état de faits dangereux et les laisser perdurer en les sachant nocifs s’appelle crime contre l’humanité dont chacun fait partie.

Qu’il s’agisse des pesticides outrageusement utilisés et qui entrent encore dans la chaîne alimentaire propre à la consommation humaine, de l’eau qui est mondialement contaminée, des produits mercuriels acceptés et cependant reconnus nocifs, notamment au tissu cérébral avec lequel il trouve grande affinité destructrice, des produits utilisés et commercialisés reconnus dangereux à même titre que des pensées et attitudes erronées… Comment l’homme peut-il en arriver à ce point d’égoïsme et se penser à l’abri de tout risque, puisque l’un ne bouge pas sans l’autre ?

 

Et pour les fibromyalgiques déclarés ou non, ces phénomènes sont des facteurs déclenchants ou aggravants, comme peuvent l’être également des chocs psychologiques venant influer directement sur le système nerveux central, certaines suites post opératoires, les vaccinations, des métaux lourds, certaines substances médica menteuses, l’alimentation, l’air, l’eau et toutes la batteries de cuisine que l’homme à bien su mettre en place sans se soucier des répercussions humaines mais seulement de l’état de son portefeuille.

 

Jusqu’où faudra-t-il donc aller en degré de stupidité avant de comprendre que nous sommes peut-être tous potentiellement fibromyalgiques et que les 5 % mondiaux continuent de croître, à même titre que les maladies fatales et auto immunes se déclarent de plus en plus jeunes et que plus personne ne peut se dire protégé des risques encourus quelque soit son origine et son niveau social.

 

C’est la planète entière qui est en bien mauvaise santé en ayant oublié de conjuguer Aimer au profit de gagner, accumuler, profiter, consommer, boursicoter et s’illusionner ! Et pour cela, entretenir le fait de dégrader et altérer la santé dont les professionnels dignes de ce nom ont grand peine à soigner, prévenir et réparer !

 

Quand donc sera-t-il possible à l’homme d’envisager penser changer, évoluer, transformer et enfin apprendre à appliquer Aimer en verbe régulier ?

 

A méditer…

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