Pathologies des OGM

Publié le par Jean Dornac

mardi 4 décembre 2007


par Dr Marie-Hélène Groussac

 

(Article paru sur altermonde, le 02 juillet 2007)

 

Pour comprendre le problème de biologie moléculaire, quelques notions simples sont nécessaires. Je les expose donc d’abord.

 

Dans le règne vivant, il existe des Procaryotes, dont le matériel génétique n’est pas isolé par une double membrane et baigne dans le cytoplasme : ce sont les bactéries, les mycoplasmes, par exemple.


D’autres êtres sont un peu plus complexes et ont isolé le matériel génétique dans une double membrane constituant ainsi le noyau. Ce sont les Eucaryotes, (caryon ou caryos=noyau en grec). Ce sont les végétaux, les levures et autres champignons, les protozoaires, les animaux. Tous possèdent un appareil de Golgi et la capacité de glycosyler les protéines, c’est-à-dire de greffer des sucres sur les molécules. Tous possèdent des mitochondries, provenant d’une bactérie, devenue symbiotique puis intégrée en tant qu’organite.

En parallèle, des organites et des fonctions nouvelles apparaissent, par exemple chez les végétaux, chloroplastes et synthèse de chlorophylle, cadre cellulosique de sucres complexes autour des cellules et vacuoles.

Pour les êtres pluricellulaires et pluri-types cellulaires, une fonction nouvelle apparaît, en lien avec la spécialisation cellulaire, médiée par les communications, l’échange d’informations et une interaction entre types cellulaire pour le profit de l’organisme entier. Ce type de spécialisation est ensuite repris entre organismes entiers sous la forme de sociétés (abeilles, termites, animaux, homme).

 

Le principe de communication entre cellules d’un organisme, à y bien observer, a été mis en place sur un principe, lui aussi ensuite repris à des niveaux d’organisation supérieure, qui est le principe prise mâle prise femelle. Au niveau biologique, des protéines vectrices d’information, circulent dans des liquides entre les cellules. Elles reconnaissent et se fixent sur d’autres protéines libres ou fixées sur des membranes cellulaires, fixation perçue comme une information par la cellule. Ces protéines sont, en règle glycosylées.

Cette glycosylation, greffe de mini-arbre de sucres, est effectuée par le reticulum endoplasmique, dans un premier temps, pour les N-glycosylations, puis complétée par l’appareil de Golgi. Une O-glycosylation est aussi effectuée dans l’appareil de Golgi. N et O-glycosylations diffèrent par le type d’acide aminé de la protéine qui permet cette greffe.
Les buts connus de ces greffes de sucres sont les suivants : distribution des bonnes protéines aux bons endroits, « adressage », conformation finale de la protéine qui permet ses diverses actions biologiques. Tout cela est bien étudié et bien connu … à l’intérieur de la cellule mais, curieusement, la recherche s’est un peu désintéressée des rôles sur des protéines déversées à l’extérieur de la cellule.

 

Des pathologies sont connues, soit cancéreuses, soit génétiques ( trop de N-glycosylation), autre exemple une forme génétique de polykystose rénale chez l’Homme.

Toute cellule animale possède une membrane, riche en protéines fonctionnelles, présentant ces greffes, de sorte que la membrane est recouverte d’une couche de sucres ramifiés, c’est un bouclier. Les cellules cancéreuses présentent un recouvrement plus dense. Cela participe à leur mécanisme d’échappement, c’est une arme.


Les levures sont recouvertes d’une couche encore plus dense, ce qui a pour conséquence, par exemple, en cas d’infection humaine, que les champignons soient à l’abri du système immunitaire et plus particulièrement des anticorps, armes mobiles. La glycosylation extra-cellulaire en excès s’oppose à la communication.

 

Les cellules végétales produisent leur cadre cellulosique qui est constitué d’une polymérisation de sucres. C’est une amplification du phénomène. Il protège la cellule de l’extérieur mais il gène les communications. Elles existent cependant et la circulation de sève dans des canaux en est le témoin. L’influence de l’extérieur se fait sentir, par exemple, dans le cas de plantes parasitaires (gui) ou symbiotiques (nodosités souterraines de la luzerne, truffes sur les racines de chênes). Cette influence réciproque a un support biologique moléculaire, mis en application pratique dans certains traitements (guis fermentés sur divers arbres de la médecine anthroposophique ; extraits mycosiques) : les conséquences du relationnel entre deux organismes différents en étroit contact a donc aussi un effet sur la relation d’un organisme différent (homme) malade d’une relation anormale avec quelque chose. Le gui possède des lectines, c’est-à-dire des protéines capables de fixer certains radicaux glycosylés. Un des mécanismes qui peut découler de cette propriété est de se fixer sur des sucres et de les rendre reconnaissables par le système immunitaire, car les lectines sont des protéines, donc, sont des cibles du système immunitaire. Ainsi, ce qui échappait au système immunitaire est récupéré et digéré, d’où une partie de l’action thérapeutique.

 

Chaque espèce possède des enzymes pour réaliser ces mini-arbres, enzymes qui agissent dans un certain ordre et qui sont spécifiques de l’espèce. L’Homme ne greffe pas comme le Chien ou le Hamster, seule la partie externe est constitué du même type de radical sucré, l’acide sialique. Ce qui signifie que, si la partie externe est enlevée (vieillissement, neuraminidase de certaines bactéries ou de certains virus, groupe des myxovirus par exemple), la couche sous-jacente est propre à chaque organisme.


Une autre notion importante est qu’un organisme complexe possède une spécialisation de l’élimination des déchets. Schématiquement, le foie absorbe des produits à éliminer, les dégrade et les déchets sont éliminés soit par le système des canaux biliaires, soit par le système rénal. Pour récupérer les protéines à dégrader, il faut des grappins, ce sont les lectines, il faut une reconnaissance du phénomène de vieillissement, donc de l’âge des protéines, ce sont, à mon avis, le rôle des greffes de sucre sur les protéines. Se dégradant avant les protéines, les sucres réalisent le système idéal pour cette fonction. Ils permettent d’intervenir avant la dégradation de la protéine elle-même. A titre d’image, on peut comparer ces sucres au code de péremption des médicaments : il permet d’enlever du marché des médicaments, avant leur dégradation. La marge de sécurité est importante, idem dans la nature.


Dernière notion importante : certains virus ou parasites passent sur deux hôtes différents, par exemple l’agent du paludisme, le virus de la fièvre jaune. Pour certains éléments, le cycle nécessite deux hôtes.

 

Abordons le problème du vaccin hépatite B.

 

Nous ne disposons plus, actuellement, que de vaccins OGM.


Naturellement, les protéines du lego qui constituent les virions vrais (avec génome) mais aussi les particules vides, initialement utilisées comme vaccin, comportent trois types, HBs, pré-S1 et pré-S2. Pré-S2 est inclus dans pré-S1, caché dans les repliements, et ne devient un antigène visible qu’après passage hépatique.


La protéine HBs est glycosylée par les cellules, à hauteur de 50%, idem pour la protéine pré-S1. L’agencement viral comporte pour l’ensemble HBs-préS1, 4 possibilités, selon l’agencement croisé des radicaux glycosylés, en proportion harmonieuse.

 

Genhévac B a utilisé un OGM HBs-pré S1 tandis que les autres ont utilisé un OGM HBs seul. Genhévac B peut donc être deux fois plus glycosylé que les autres. Il est attendu, à la base de la conception, qu’il immunise plus, puisqu’il possède deux protéines et non une. Ce n’est pas constaté. Genhévac B a utilisé une lignée CHO , lignée tumorale obtenue à partir d’un cancer d’ovaire de Hamster. Nous avons expliqué que les cellules tumorales greffaient beaucoup plus de sucres que les autres. Nous allons avoir un changement par rapport à la répartition naturelle des radicaux glycosylés, allant dans le sens d’un plus grand nombre et d’une plus grande densité. Nous avons expliqué que cela protégeait de l’attaque du système immunitaire. Donc cette préparation immunise moins qu’une préparation sur cellule non tumorale.

Un élément plus et un élément moins, on abouti au constat d’effet vaccinateur identique…mais des effets parallèles pathogènes différents.

 

Tous les autres, essentiellement quantitativement Engérix B, sont préparés sur une levure, Saccharomyces cerevisae. Nous avons expliqué que les levures greffent beaucoup plus de sucres que les animaux et l’Homme. Nous attendons donc encore plus de sucres que pour Genhévac B. Or, il n’en est rien. Il n’en a aucun. C’est a priori totalement illogique… sauf que le virus de l’hépatite B contamine essentiellement l’Homme et pas les levures. Cela signifie que la levure, à qui le gène a été introduit artificiellement, n’en a pas la connaissance, ne le reconnaît pas et ne le traite pas comme elle le fait habituellement. Cela fait apparaître une notion, la pré-connaissance de la protéine HBs chez l’Homme, en dehors de toute infection préalable et, plus généralement, préconnaissance par un hôte de son parasite. Comment cela est-il possible ? Tout simplement par le système précédemment évoqué de « prise mâle prise femelle ». Précédemment, j’ai montré que la protéien HBs ou HBs-pré S1 prenait la place du facteur « Wint » ou Wnt sur le récepteur Frizzled pour activer les cellules souche et y pénétrer. Cela implique une certaine similitude de Wnt et de la protéine virale. Il y a donc pré-connaissance. Ce fait est connu, notamment au niveau des anticorps, éléments du système immunitaire, et cela est enseigné. La levure n’a pas de facteur Wnt, elle ne peut donc pas « préconnaître » la protéine virale qu’on l’a forcé à fabriquer, ni son gène. Elle ne sait donc pas gérer normalement la situation. Elle même est malade de son OGM mais cela ne se voit pas. C’est le second hôte de ce système, l’Homme, qui va traduire la pathologie sous-jacente chez la levure par une gestion anormale de la protéine HBs OGM. De fait, sans glycosyl humanisé, l’entrée dans la cellule par Frizzled est beaucoup plus violente et la réaction de l’organisme aussi. Les pathologies sont plus de type apoptotique que l’autre OGM et surviennent pour moins de doses vaccinales.

 

Abordons les végétaux OGM. Chaque végétal glycosyle ses protéines de manière à gérer l’adressage, tout comme les levures et les animaux. Injecter un gène non « préconnu »peut donc avoir le même type de conséquence. Les protéines ne vont pas être glycosylées normalement.

 
Les travaux sur les animaux de laboratoire font état de lésions hépatiques et rénales, donc, des émonctoires dont nous avons évoqué le rôle en début d’article. Des vaches, nourries aux végétaux OGM, présentent des maladies neurologiques bizarres, des trous dans les mamelles, affections jamais vues avant et dont le mécanisme est inconnu, affections ayant nécessité l’euthanasie.
Comment comprendre ce phénomène ? Tout simplement en le reliant au problème des effets des vaccins OGM, notamment sur levures, et en le reliant aux virus et parasites présentant un cycle à deux hôtes.

 

Avec les OGM, on a créé artificiellement, de nouveaux cycles pathologiques à deux hôtes. Comme dans les cycles naturels avec passage sur deux hôtes, le premier semble supporter l’intrus mieux que le second chez qui la pathologie explose.

Publié dans OGM et vaccins

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