« Tabou…Laid »

Publié le par Jean Dornac

Le lien sur l’article, publié à l’époque sur altermonde, le 5 avril 2008, ne fonctionnant plus, en accord avec Catherine, je publie ce texte que je trouve essentiel, parce que j’ai connu cela aussi, sur Devoir de Savoir. Oui, que nous soyons ou non malades, donc fibromyalgiques, personne ne devrait pouvoir dire : « Je ne savais pas »… Je pense notamment aux conjoints de malades forcément déroutés…

Jean Dornac

* * *

samedi 5 avril 2008

par Catherine Declis

Je remercie Catherine d’aborder ce sujet délicat. Je suis persuadé que son texte très juste et très pertinent sera utile aux malades de la fibromyalgie comme à leur entourage, voire à leur conjoint. Il peut aussi être très utile à tous ceux qui ne connaissent pas cette maladie, je pense à certains "académiciens de la médecine" qui semblent tout ignorer ou tout nier...
Jean Dornac


Venir ici aborder un sujet souvent tabou, trop rarement traité avec simplicité, et pourtant bien réel en esprit de toute personne atteinte de fibromyalgie également, l’Amour physique que l’on peut aussi réduire au terme d’acte sexuel auquel je préfère la notion d’union.

Le choix pour moi d’évoquer ce sujet est simplement de participer à aider et informer sur une réalité dont parfois les partenaires n’ont pas toujours une compréhension de ce que son autre dit sentir et ressentir, et prévenir d’une dégradation éventuelle de relation humaine par la force de cette maladie qui régit le corps en parfait maître d’orchestre de la douleur.

Un des plaisirs essentiels à l’équilibre de l’existence qui ne coûte rien et peut rapporter beaucoup puisque donner la vie, l’Amour Physique !

Or, il est bon de savoir qu’une personne fibromyalgique est susceptible, en période paroxystique, de ne même pouvoir supporter un effleurement, tant le contact est douloureux, donc la compression d’un corps contre un autre est inenvisageable, ce qui ampute la personne de la simple chaleur humaine déjà tellement nécessaire et réconfortante.

Par ailleurs, le bassin est un lieu d’insertions musculaires majeur et complexe. Le vagin est également un muscle et un pénis en érection, un organe en surcroît de vascularisation. En état de souffrance, les fibres musculaires ont tendance à se contracter, se rétracter.

Une pénétration peut être un acte extrêmement douloureux et même en dehors des états de souffrances majeures, les sensations de frottement peuvent conduire à une douleur mécanique grandissante pour la femme, voire pour l’homme en rapport homosexuel car le sphincter anal est aussi un muscle.

L’augmentation du plaisir de l’homme se matérialisant par un gonflement de la verge devant conduire à un spasme éjaculatoire sont autant d’étapes extrêmement douloureuses pour ne pas dire intolérables parfois.

L’un comme l’autre peuvent conduire à des douleurs avalant amplement toute notion de plaisir possible.

Inutile de m’étendre davantage sur le sujet sachant qu’Internet pourvoit à mettre en lumière bien des zones pour une meilleure compréhension, mais simplement venir poser mon regard sur la question afin de dégager la problématique éventuelle qui puisse ouvrir sur un meilleur dialogue peut-être au sein des couples dont une, voire les deux personnes souffrent de la même chose et peuvent vivre d’une autre façon une sexualité tout à fait épanouie en s’accordant doucement.

Si le sujet peut sembler étrange, il n’était là que pour modestement tendre vers éviter la douleur de la suite en fracture affective.

Et la spécialité de gynécologie de s’en tenir également informée afin de participer à dépister d’éventuels nouveaux cas et aider les cas déclarés.

Ainsi épargner le long parcours trop bien connu des cas avérés à ce jour

Et nous sommes les premiers à pouvoir éduquer par ce qui nous est donné à endurer

Qu’on ne peut pas imaginer, seulement observer, chercher, avec ce qu’on leur aura relaté

Le 4 avril 2008.

 

Prochainement, voir aussi :

Fibromyalgie : Simple nécessité de compréhension ! MER CURE

 

Commenter cet article

Catherine Declis 30/01/2009 17:15

Bonjour Jenny,

J'ai bien reçu vos courriers auxquels je n'ai pas toujours pris le temps de répondre et m'en excuse ici, notamment votre invitation à vous rejoindre en une maison d'édition libre venant en aide au "téléthon 2008"...

Si vous pensez que ce texte peut contribuer à aider directement les malades fibromyalgiques en étant publié sur votre blog, ce qui est ma préoccupation première, et plus particulièrement l'avenir de la santé de nos enfants, vous m'en verrez la première ravie

Je vous remercie pour la délicatesse d'avoir demandé l'autorisation avant la publication

Vous souhaitant vous même au mieux vers du mieux,

Bonne journée vers vous et toutes et tous,

Catherine.

Jenny 30/01/2009 13:07

Bonjour, je peux mettre cet article sur mon blog " Mon combat contre la fibromyalgie " ?

Bon après-midi, Jenny

Jean Dornac 30/01/2009 13:28


Bonjour, Jenny,

Pour ma part, je n'y vois aucun inconvéniant. Mais je préfère que Catherine vous le confirme, ici, je pense en cours d'après-midi.

Jean


Catherine Declis 28/01/2009 17:21

Merci Christine pour ton témoignage que l'on peut percevoir tout autant courageux

Je suis tentée de dire qu'il n'est pas plus compliqué de parler de ce sujet comme du reste, naturellement, d'autant qu'abordé avec Amour ne tend qu'à aider, et dans ce cas, rien n'est jamais compliqué

Avec mes bonnes pensées,

Catherine.

Dona Quichotta 28/01/2009 14:00

Ah voilà, ça c'est un sujet il est vrai délicat, mais ô combien courageux, car douloureux moralement, pas facile d'en parler !
Depuis que j'ai eu connaissance de cette maladie, que je ne vis que de l'extérieur, n'en étant pas atteinte moi-même - ou pas encore, allez savoir ??!! - je me suis toujours posée la question; "mais au lit, comment ça se passe ?" sans en avoir eu l'audace ou le courage d'interroger mes amis.
Maintenant c'est chose faite, merci mille fois Catherine.
Zoubisous à tous et toutes
Christine