L’amiante en France : Le meurtre autorisé

Publié le par Jean Dornac

Je rappelle ici la démarche de Monsieur Roland Mignoni en une grève de la faim qui a duré 47 jours, à savoir du 10 octobre 2008 au 25 novembre 2008, date anniversaire de la mort de son père, ancien employé au chantier naval de Toulon, exposé durant 40 ans à la poussière de l’amiante et décédé en 2005 d’un cancer.

La durée de cette grève dépasse les délais des risques irréversibles pour la santé dont il se relève progressivement.

 

Son action visait à dénoncer le mensonge de l’Etat autour du scandale de l’amiante et réclamait la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire pour l’amiante.

 

Ses deux requêtes ne semblent pas avoir été entendues à leur juste valeur, notamment de considérer les 10 morts par jour, plus de 100 000 d’ici 2015 en France et plus de 500 000 en Europe suite aux expositions de l’amiante, sans compter les souffrances familiales et fractures sociales.

 

Aussi, il ne faudra pas s’étonner d’une nouvelle action de sa part, gardant tout son déterminisme intact et sachant qu’il met de plus en plus sa santé en péril.

 

Pour venir appuyer sa requête, je vous propose la lecture du texte suivant de Monsieur Michel Langinieux, lui-même sur le même terrain depuis 10 ans…

 

Catherine Declis.

 

L’amiante en France : Le meurtre autorisé


Impitoyable autant que pitoyable, le véritable drame de l’amiante s’impose : l’immobilisme encastré des pouvoirs publics, exécutifs et juridiques, incapables de résoudre ce problème majeur depuis 115 ans. Drame étayé sur deux rapports officiels du Sénat et de l’Assemblée Nationale : « L’indifférence de l’ensemble des acteurs, employeurs et pouvoirs publics notamment qui, dans cette affaire, est inexplicable ».

 

 

 

Des centaines de milliers de victimes passées et à venir ont déjà dû payer le prix de leur perte irréparable.

« Une épidémie à venir inéluctable et irréversible » (page 10), « Une véritable culture du mensonge » (page 35) , « Une catastrophe sanitaire » (page 9), « L’inertie de nos décideurs » (page 12), « Le dossier pénal pourrait être le plus important du siècle » (page 15), « Une indifférence singulière face à une menace connue de longue date » (page 35), un « Etat anesthésié » (page 71), de « Le risque d’amiante encore présent » (page 194) « L’administration incapable de passer de la connaissance à la prise de décision » (page 35), « Responsabilité des employeurs » (page 93), « Responsabilité pénale » (page 102), « Le ministère de la Justice responsable de l’action publique et des politiques d’action publique » (page 104), « Les procédures pénales bloquées devant les tribunaux » (couverture arrière), « Les populations principalement exposées dans les bâtiments scolaires et universitaires » (pages 199 à 201), « La responsabilité de l’Etat confirmée plusieurs fois pour défaut de réglementation spécifique, tardive, insuffisante » (page 99),  publie le Sénat en 2005, en vain.

 

. L’INSERM prédit de 10.000 à 20.000 décès par an en France entre 2010 et 2020 (soit cent mille au mieux, 200.000 au pis sur 10 ans). Ce mal se perpétuera jusqu’en 2050 à 2060 environ.

 

. La Fédération Française des Sociétés d’assurance (FFSA) arrive aux mêmes conclusions : 100.000 à 200.000 décès dans les 20 prochaines années (Journal le Monde, le 26 juin 2002).

 

Des pouvoirs publics dégueulasses, manœuvrant leurs mises à mort, devraient disparaître. Rien ne tient plus ici. Ce pays, qui survit sur du mensonge et du frelaté, s’autodétruit.

 

En un siècle, aucun employeur ne fut arrêté, pas un empoisonneur mis en prison.

Personne, ici, pour redresser une situation forcément criminelle qui, dès lors, perdure.

 

L’élite française, en automate, se repaît, de termes et formules inutiles sous son arrogance qui cache une profonde inexistence. Paraître reste le seul but. Elle entretient un génocide en le niant, et en fermant les yeux. Pis, 76% des chantiers de désamiantage sont en infraction par rapport aux mesures de protection prescrits par la loi. Ils empoisonnent férocement.

(Suivis par des chantiers de saturnisme qui éradiquent le plomb sans protection, sous couvert de la police, la justice, et des pouvoirs publics, qui perpétuent leurs œuvres contre des populations entières et 85.000 enfants depuis la loi de février 1988, vagues après vagues).

 

Ce refus acharné d’appliquer la réglementation, et une protection exigée de base, devient pernicieux dans les Facultés comme Censier Paris-III, Jussieu et la Maison des Sciences de l’Homme, où des centaines de milliers d’étudiants français et internationaux durent y travailler depuis 45 ans.

 

La tragédie abonde également, au niveau des Dockers de ports nationaux entre autres, qui crèvent littéralement sous nos yeux par milliers (5.000 touchés à Dunkerque).

L’hypocrisie administrative se révèle entière : voir <politiquedevie.net> (section amiante Censier et Dunkerque), et n’est pas prête de changer. Elle en veut.

 

D’où la nécessité de porter, à l’attention du Tribunal Pénal de La Haye, un crime contre l’humanité imposé par prétention et lucre, prenant la catastrophe au cœur même de ce drame, à partir de juillet 2002 (pour une formulation recevable).

 

L’immobilisme maintenu, concernant ces faits monstrueux, perdure depuis la loi du 12 juin 1993 sur la précaution : « L’État se doit de protéger » (à l’évidence, une monstrueuse galéjade). Tel immobilisme continue à propager la mort par amiante en France.

 

. Une ouverture vers l’O.N.U devient indispensable pour protéger les étudiants qui viennent de nombre pays étudier dans nos Facultés, traités comme les nôtres en quantités négligeables sans être jamais informés des dangers irréversibles. Nous sommes, ici, chez des niais parfaits. Mensonges et tricheries s’affichent sous devanture d’excellence. Plus c’est gros, mieux ça passe. En monstruosité.

 

Cette corruption bien trop ancrée détruit des centaines de milliers de citoyens en affirmant : « C’est rien ». Comment résoudre cet état incrusté jusqu’aux gènes ? Nos pouvoirs publics persistent à casser, prétendre, mentir et tuer sous férule d’incompétence. Conditionnés à mort, morts à eux-mêmes et aux autres, ils ne peuvent agir. Ils ne peuvent pas agir, mais prétendent le faire pour donner le change. Les meneurs de troupeau font partie du troupeau : « Merci de votre compréhension » (sic), reste rengaine enrobée, lardée dans les métros. Ces meneurs-tueurs ont perdu le sens du ridicule, le sens tout court. Malheur à qui se trouve à leur merci.

 

. Une deuxième ouverture pousse naturellement vers l’O.M.S (Organisation Mondiale de la santé) et GREENPEACE. Une association internationale s’avère, en effet, indispensable pour aborder la C.J.I,  Cour de Justice Internationale.

 

Devant le nombre de meurtres planifiés, entretenus un siècle durant ; devant l’incivisme et la détermination de ne vouloir changer ni la morgue ni la surdité d’un pays déliquescent qui impose, outre ses poussières de mort, ses dogues et leurs crocs ; les lanceurs d’alerte devraient pouvoir faire bouger les choses. Or, ils sont traînés en justice.

 

Comment obtenir cette justice dans nos murs, quand l’être humain se voit traité d’office, ici, en sous-produit ? Pour les victimes qui ont succombé, rien n’y a fait. Pour les décès assurés qui arrivent, rien n’y fait. La France impose implacablement l’homicide avec intention de poursuivre. C’est dire le niveau de nos élus, politiques et pouvoirs publics, couverts par les robes du pouvoir : des magistrats inexistants, pions du faire-semblant.

 

Ces faits délictueux doivent être soulignés d’urgence, car produits par un dictat qui jamais n’arrête ses délires de fonctionnaires. Les dégâts irréparables, en précipitation organisée, cumulent.

 

Des protecteurs de vies comme les frères BLANDIN, qui, dès les années 1950 ont dû sauver des centaines de milliers de personnes grâce à des matériaux de substitution furent sciemment cassés dans leur réalisation. Les lanceurs d’alerte comme moi-même, d’office condamnés. Face à cet acharnement à faire le mal, l’argent passe ici, avant les gens, avant les enfants.

 

Un exemple notoire illustre cette dramatique réalité : l’Université La Sorbonne Nouvelle démontre impeccablement les façons dont les poisons, les affaires et la justice, s’administrent d’un bloc. Le pli est pris. Cette Faculté bâtie sans permis de construire avec 6 km et demi de poutres de fer amiantées, continue à tricher et tuer depuis 1964, soit 45 ans. L’État français, protégé par sa magistrature médiocre, conserve une normalité très acceptée de meurtre autorisé qui saccage volontairement. En effet, l’amiante tue.

 

Niaiserie érudite et incurie administrative main dans la main, ont entretenu cette cage à poisons, sous couvert d’excellence. Hypnotisé ou soumis, le personnel suit. Et en crève. La fourberie se révèle totale, en une Sorbonne piège à rats.

 

Les empoisonneurs du lieu sont défendus par Maître « X »[1] qui gagne sa vie sur la vie des étudiants et des riverains depuis onze ans. Cachant les mauvais chiffres d’août 1998 et le cri d’alarme de l’Expert judiciaire Marcel DELPORTE en novembre 1998, cette avocate s’est rendue complice d’empoisonnements de nature à tuer. Il est important qu’elle puisse continuer à gagner pour prouver l’état de déliquescence mentale qui règne ici. Pour obtenir, surtout, quelques macchabées de plus en assurant avec un grand sourire : « Il n’y a rien. Il n’y a jamais rien eu ».

 

Tous les spécialistes officiels français se sont tus. À commencer par l’ANDEVA et le COMITÉ ANTI AMIANTE JUSSIEU, au courant depuis février 1997, ainsi que des experts très connus dans le domaine de l’amiante !

 

Copinage et crapulerie font bon ménage dans cette société malade de son irréversible peste. Société  incorrigible. Incompréhensible. Société qui n’a plus lieu d’être. Et que l’écroulement financier mondial, à son point zéro, mènera à terme.

 

 

Pour plus d’information, les sites :

<politiquedevie.net> section amiante Censier Dunkerque.

<langinieux.ouvaton.org>

 

http://www.senat.fr/rap/ro5-037-1/r05-037-11.pdf

http://www.assemblee-nationale.fr/12/pdf/rap-info/I...

 

 

Michel Langinieux

Le 9 janvier 2009.

 

 

En conclusion très provisoire, cet ajout de Catherine :

 

"Je ne cacherai pas que si ce texte vient ici à cette heure, c'est le résultat du simple fait d'avoir accompagné Monsieur Mignoni pendant 20 jours durant sa grève de la faim suite à un message qu'il avait laissé sur un site créé par Monsieur Dornac, décrivant sa démarche à plus de 30 jours de jeûne, l'avoir soutenu jusqu'au 25 novembre 2008, date de l'arrêt de sa grève de la faim, ensuite aidé par téléphone et mails à la reprise alimentaire, et enfin, prévenir des suites car je sais cette personne très ferme et déterminée et ne laissera jamais sa démarche jusqu'à l'obtention de la mise en place d'une commission d'enquête parlementaire, voire plus, ne comptant pas s'arrêter là et mettant à chaque fois sa santé de plus en plus en avant."

 

Cheminement de soutien

 

http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article5342

http://www.pour-la-non-violence.com/article-24635771.html

http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article8689

http://www.cyberacteurs.org/actions/action.php?id=345

http://larbredesrefuges.activebb.net/ecologie-f11/roland-mignoni-t3619.htm?highlight=mignoni

 

Blog de Roland Mignoni lorsqu'il fonctionne

 

http://enqueteamiante.easy4blog.com/

 



[1]  Le nom a été enlevé par l’administration du site pour éviter des poursuites en diffamation. Celles-ci se font même si la vérité est dite…

Publié dans Drame de l'amiante

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Dona Quichotta 28/02/2009 17:28

Pour ma part, tout ce que je peux faire, c'est écrire, et publier, relayer l'info; et comme me dit Michel Langinieux, "c'est déjà énorme".
N'empêche, nous accomplissons des actes, chacun à notre manière, afin de dire, dénoncer, ce qui ne va pas; nous écrivons, nous publions sur internet, personnellement j'ai des idées de sketchs, mais... QUI veut entendre et lire ceci et surtout, QUI VEUT BOUGER ???

DQ

Jean Dornac 01/03/2009 10:05


Oui, Christine, tout est là : Qui veut entendre ? Qui veut lire ? Qui veut bouger ? A voir le taux de fréquentation du blog, 24 visites hier, si l'armée est la grande muette, le
peuple est le grand sourd... Nous ne sommes pas sortis d'affaire...

Zoubisous
Jean


Catherine Declis 27/02/2009 08:50

Je reprends ici pour information un texte paru sur le blog de Roland Mignoni

http://blogsperso.orange.fr/web/jsp/blog.jsp?blogID=596602&pos=0

"Mardi 24 février 2009 23h02
- Changeons le monde avant qu'il finisse ce qu'il a commençé -
Général

J'aimerai vous faire parvenir un film qui me paraît fort intéressant, certains d'entre vous l'on peut être déja vue, mais ce qui ne l'ont encore pas vue, à mon avis il mérite le détour.
Ceci est mon dernier article, car à partir de demain je ne suis plus joignable, je m'en vais, temporairement car je ne sais pas, comment sur canari je vais pouvoir m'organiser, vue que je serai dans une tente, sur le site. Je le fais un peu à la Greenpeace. Mais bon, j'espère que cette fois ci ils me suivront plus, d'autres le feront, et je compte aussi sur vous. Il faut à un moment ou un autre prendre des risques et s'exposer. On peut changer le monde, je le crois, j'en suis sûr. Bises à vous tous.

http://www.dailymotion.com/video/xmeps_keny-arkana-autre-monde-possible_creation"

Je n'en sais pas plus sinon que mes appels téléphoniques et mails vers lui sont restés sans réponse depuis quelques semaines

Je souhaite simplement que des personnes l'accompagnent solidairement dans sa démarche

Catherine Declis 24/01/2009 19:05

Merci Jean, je viens de m'en expliquer au mieux par téléphone avec Roland et sais qu'il l'entend

Son combat est grand et nous pouvons sembler chacun bien petit, bien qu'à plusieurs, le résultat n'en peut être que meilleur

Comme nous en avons convenu, je relèguerai ici les informations téléphoniques que Roland me communiquera, en souhaitant que mon ordinateur ne défaille pas, n’ayant déjà plus de son depuis 48 heures

Et après, je ne sais pas...

Ce que je souhaite est que sur place tu sois bien soutenu et aidé, et prennes vers toi tout ce qui te sera nécessaire afin de préserver ta santé au mieux et pour le mieux de toi comme de tous

Toutes mes bonnes pensées avec toi Roland et surtout, saches ne pas aller trop loin en corps et encore

Mes bonnes pensées vers ta famille et tes amis,

Catherine.

MIGNONI 24/01/2009 16:35

Mes chers amis, ce que je me permettais simplement de vous dire c'est que si dans nos combats respectifs il n'y a pas de lien plus collectifs en ce qui concerne une reconnaissance à travers nos combats, et cela je l'ai vécu par l'expèrience de mon action il va être difficile de mettre en place un vrai combat de groupe reconnu pour les idées pour lesquelles nous agissons. ceci n'est que mon point de vue personnel, la méthode je ne l'ai pas encore amorcée, mais c'est ce que je ressens, c'est tout. Ma prochaine action elle est que je vais allé sur le site de Canari avec une tente et faire le siége devant l'usine pour dénoncé pourquoi les pays européens à travers le traité de Rotterdam n'arrive pas à interdire l'amiante à l'exportation dont un pays comme le Canada est principal fournisseur et qu'au contraire ils envisagent mêmes (nos pays européens) de renforcer les exportations, sachant que déjà 3000 produits dérives de l'amiante, pour vous dire que déjà on roule sur de l'amiante avec nos voitures car dans le goudron il y en a.
Mon combat n'est pas une mise en danger de moi même, il n'y a pas de gréve de la faim, mais juste un sitting sur place pour dénoncer les dis-fonctionnements de la justice à travers ce fléau et le manque de rigueur de nos hommes politiques.
Amitiés
Roland

Jean Dornac 24/01/2009 16:49


Cher Roland, j'espère que par ma réaction, je ne t'ai pas blessé, je n'ai aucune intention de cette nature. Je comprends bien pourquoi il te semble nécessaire de créer une association pour défendre
cette cause pour laquelle tu as pris tant de risques pour ta vie elle-même.

Pour Catherine et moi, l'une des premières raisons, elle pourra le confirmer si elle le veut, c'est que nous n'avons pas la santé nécessaire pour nous lancer dans un travail associatif, travail
toujours lourd. Ensuite, même si ce que tu dis est très pertinent, à l'évidence, par de petites expériences personnelles en association, je dois avouer que j'étais, le plus souvent, déçu. Un moment
où un autre, à mesure que l'association grandit et est connue, certains, moins généreux que d'autres, cherchent à prendre le pouvoir et orienter l'association qu'ils sont censés aider dans le sens
très personnel de la recherche de pouvoir. On a vu tant d'exemples de ce genre, hélas.

Par ailleurs, pour ma part, oui, je publierai volontiers les informations concernant tes actions, cela va de soi. Et je pense que, même si c'est très modeste en tant que lectorat actuellement, il
est important que l'on parle de ton combat. C'est ainsi que je vois la solidarité que je peux, personnellement, t'apporter. Et ça, c'est volontiers pour autant que je reçoive les informations par
un canal ou un autre. Je considère même que c'est mon devoir, le premier de mes devoirs, n'ayant nulle force pour me battre sur le terrain moi-même.

Pour finir, je suis heureux que tu ne mettes pas, dans ton prochain combat, ta vie en danger. Toute vie est précieuse et la tienne, ici, nous est particulièrement précieuse.

Avec toute mon amitié
Jean


Catherine Declis 24/01/2009 06:04

Je me permets de reprendre le message de Roland sur le blog "Pour la non violence"

http://www.pour-la-non-violence.com/article-27080268.html

"Jean bonjour, excuse moi pour mon manque d'information en ce moment mais en plus mes difficultés à me remettre de ma gréve de la faim, la gastro; les soucis de famille, et la suite dans mon action, je n'ai même plus eu Catherine au téléphone, et je m'en excuse auprés de vous tous, mais j'ai décidé de faire à partir de lundi une autre action, tout aussi difficile, mais il faut que je la fasses, par contre je me rends compte d'une chose en ce qui concerne notre façon de faire et de travailler si tu me le permet, c'est bien d'avoir créer le blog droit de savoir , mais ce qui risque de nous manquer pour une représentation administrative efficace, et je pense que nous pouvons l'avoir que dans la mesure où une association entre blogueur doit se créer, sans celà notre représentation individuelle ne sera pas reconnue et ne fera pas ou trés peu avancer les choses . Ce que je veux dire c'est de créer une véritable association (loi 1901) pour mettre en place une force représentative plus importante, tout en restant indépendant. Si nous restons chacun de notre côté nous ni arriverons pas. et nous allons y laisser des plumes et celà serai dommage pour nous tous. Dit moi ce que tu en penses mais à mon avis si nous ne le faisons pas nos témoignages ne serviront à rien, et nos luttes seront vaines.
Je t'embrasse"

Pour ma part, j'ai accompagné Roland dans sa démarche de grève de la faim, sachant que je ne suis pas forcément d'accord avec le fait de mettre ainsi sa vie et santé en danger qui, de part une interdépendance, engage également celle des autres, et, est-il nécessaire de le rappeler, une personne vivante et bonne santé peut plus et mieux qu'une personne en mauvaise santé...

Je lui reconnais une force de caractère et détermination hors du commun pour une cause noble qui mérite d'être entendue à sa juste valeur, et il est loin d'être le seul sur ce "chemin de mémoire de l'amiante et Avenir"

Par ailleurs, je me garde aussi la liberté de dire stop à tout instant dès lors que j'engage ma responsabilité et que l'action qu'il envisage ne ressemble plus en rien à ma motivation première visant prioritairement le futur des enfants

Quant à l'idée d'association loi 1901, je rejoindrai favorablement Jean pour dire que ceci n'entre pas dans mes aspirations et compétences

Alors Roland, si tu passes par là avant lundi, ne sachant absolument pas ce que tu envisages de faire, saches que je suis de tout coeur avec toi jusqu'à des limites qui me sont personnelles


Enfin, si l'homme écrit son histoire avec le coeur il en sera toujours vainqueur

Dès lors qu'il s'y trouve mêlé du sang le Tout devient perdant

Avec mes bonnes pensées d'infirmière en invalidité,

Catherine.

Jean Dornac 24/01/2009 08:42


Merci Catherine ! Nous pensons tous deux de la même manière...