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Jeudi 12 mars 2009

 Par Catherine Declis

 

 

Si cette information sur la maladie de Lyme en expansion fulgurante peut aider certains, qu’ils soient malades ou praticiens, cet écrit ne sera pas vain.


La maladie de Lyme (ou borreliose) est une infection due à un spirochète appelé Borrelia, transmis par une piqûre de tique et qui entraîne des troubles pathologiques divers.


Les principaux symptômes et complications possibles :

 

·         fatigue, asthénie profonde, avec ou sans relation avec des efforts

·         troubles dermatologiques, érythème migrant, dermatite chronique atrophiante…

·         syndrome grippal, avec ou sans fièvre, migraines…

·         difficulté de concentration, perte de mémoire, vertiges, confusion…

·         douleurs le long des trajets nerveux, douleurs articulaires, arthrites, paralysie faciale, engourdissement des membres, frissons, myalgies, tremblements des membres à l'effort, fasciculations, nuque raide, méningite lymphocitaire, encéphalomyélite progressive, arthrite chronique destructive …

·         troubles du rythme cardiaque, péricardite

·         troubles oculaires

·         La maladie de Lyme peut donner une multitude de symptômes rendant le diagnostic difficile.

Celle ci peut évoquer de nombreuses maladies telles que : le lupus, la fibromyalgie, Parkinson, Alzheimer, arthrite chronique, certaines affections psychiatriques, maladies auto-immunes, syndrome de fatigue chronique…,

En France, la maladie de Lyme est estimée à environ 6 000 cas annuels.

Les tiques infectées (20 % d’entre-elles sont porteuses des germes) sont répandues sur l’ensemble du territoire français, à l’exception d’une petite zone méditerranéenne et des régions situées à une altitude élevée. Le plus fort taux de contamination est le nord est de l’hexagone.


Malheureusement, les conséquences d’une morsure sont trop souvent prises à la légère car les symptômes se manifestent parfois des semaines, voire des mois après l’épisode. La plupart du temps le sujet ne fait même plus la relation entre cette morsure et les symptômes qui surviennent.


Les signes d’une contamination par des borrelies sont multiples : rougeur et durcissement des tissus autour du point de morsure, fatigue extrême, douleurs articulaires, ennuis digestifs, céphalées…


Or, le test immunologique le plus souvent proposé selon la méthode Elisa n’est pas fiable et peut rendre des résultats négatifs d’une contamination avérée qui ne sera décelable que par examen de biologie moléculaire Western Blot, jamais prescrit à ma connaissance sinon par quelques praticiens et rares sont les laboratoires à pratiquer cette méthode.


Ainsi, une personne contaminée peut demeurer des années en errance médicale, simplement confortée par le fait que la sérologie négative ne peut de fait pas signer une maladie de Lyme, engendrant des aggravations majeures au fil des années qui seront très difficiles à vivre pour le malade.


Il est important de noter que la bactérie a une affinité particulière avec le mercure et les métaux lourds et s’installe très favorablement en organisme déjà surchargé, ceci pour rappeler aux chercheurs l’existence du mercure et métaux lourds en nos organismes qu’il n’est plus heure d’ignorer ou cacher et enfin aux praticiens de rechercher avec une proposition d’examen fiable accessible pour tous et des moyens thérapeutiques facilités pour les éliminer, ceci étant le propre de leur métier.


Différentes possibilités de traitements sont proposées, bien souvent des antibiothérapies sur des mois et des années… Sans commentaire.


Le traitement à mon sens qui puisse espérer apporter un mieux vivre selon le stade d’atteinte de la personne contaminée est un traitement par huiles essentielles et concentré de propolis, le tic-tox, en ayant soin d’aider le foie à surmonter cette épreuve à paroxysmes majeurs de libération de neuro toxines qu’il faudra ensuite éliminer, d’où la nécessité de boire beaucoup d’eau, un régime alimentaire adapté selon le contrôle du Ph urinaire…


Inutile d’ajouter que ces produits naturels issus de recherches adaptées ne sont pas donnés ni remboursés, et parfois difficiles à trouver… Bien désolée pour les personnes contaminées !


Et suivent  toutes les précautions que votre médecin, sensibilisé et informé se devra de vous communiquer selon son éthique propre de santé, et s’il vous plaît, si vous évoquez la question en diagnostic éventuel à poser, ne le laissez pas vous rire au nez, une maladie de Lyme chronique n’est pas une plaisanterie et il est un devoir aux professionnels de santé de s’en assurer ! 


A méditer !


Pour les personnes concernées, une conférence débat le 12 mars à Yerres et des informations quant à la maladie


http://www.francelyme.fr/index.html

Par Jean Dornac - Publié dans : Ces maladies ignorées... (volontairement ?)
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Mercredi 11 mars 2009

(Reprise d'articles d'altermonde)

...des résultats alarmants passés sous silence








dimanche 6 avril 2008

Paris, le 2 avril 2008 - Le 30 novembre 2006, l’institut de veille sanitaire (InVS) rendait public les résultats préliminaires de l’étude sur l’incidence des cancers à proximité des usines d’incinération d’ordures ménagères.

Le CNIID s’était déjà alarmé des excès de risque significatifs mis en évidence et attendait les résultats définitifs [1]. Près d’un an et demi après, ils sont enfin disponibles... et plus alarmants encore ! Le tableau ci-contre montre que, pour tous les types de cancers, les risques relatifs avaient été sous-estimés en 2006. Etant donné les courtes périodes de latence choisies entre exposition et apparition d’un cancer (5 ans pour les leucémies, 10 ans pour les autres cancers), il y a, en plus, de forts risques que les résultats restent encore sous-estimés par rapport à la réalité, ce que reconnaît d’ailleurs l’InVS à plusieurs reprises dans le rapport : le pic d’apparition des cancers n’est ainsi peut-être pas encore atteint.

 

Types de cancer

Excès de risque de cancers - Résultats préliminaires – novembre 2006

Excès de risque de cancers - Résultats définitifs – mars 2008

Myélomes multiples (hommes)

-

+23%

Myélomes multiples (2 sexes)

-

+16%

Sarcomes des tissus mous (2 sexes)

+12,9%

+22%

LMNH [2](chez la femme)

-

+18%

LMNH (2 sexes)

+8,4%

+12%

Cancer du foie (2 sexes)

+9,7%

+16%

Cancer du sein chez la femme

+6,9%

+9%

Tous cancers chez la femme

+4%

+6%

 

Les résultats de cette étude qui porte sur une situation passée (incidence de cancers entre 1990 et 1999) ne peuvent être transposés à une situation actuelle selon l’InVS. « Nous allons demander aux populations qui vivent aujourd’hui à proximité d’un incinérateur de patienter 10 ou 20 ans pour lancer une nouvelle étude et pour connaître le risque qu’un incinérateur actuel ait provoqué un cancer » s’insurge Sébastien Lapeyre, chargé de mission incinération au CNIID. Les mises aux normes ne peuvent pas tout, eu égard notamment au cocktail chimique présent dans les fumées. « Les normes ne sont pas des normes sanitaires mais uniquement des normes techniques : ce n’est pas parce que les normes sont divisées par 10 sur tel ou tel polluant que les risques diminueront d’autant » pr& ! eacute ;cise Sébastien Lapeyre. Le corps médical, en parallèle des ONG, s’est d’ailleurs massivement mobilisé pour dénoncer les risques sanitaires actuels de l’incinération. Les populations paient au prix fort le manque de volontarisme pour réduire le recours à l’incinération. Alors que les travaux du Grenelle sont en cours, ces nouveaux résultats, passés inaperçus, viennent confirmer une fois de plus les risques liés à l’incinération et le peu de cas fait au principe de précaution.

 

Contacts : Sébastien Lapeyre - 01 55 78 28 65 (sebastien@cniid.org)




Le Centre National d’Information Indépendante sur les Déchets (CNIID) est une Association Loi 1901, financée essentiellement par les dons et cotisations.

Personne physique ou morale, votre adhésion lui est essentielle.

C’est parce que des personnes comme vous et nous ont soutenu le CNIID depuis 10 ans que son équipe est là aujourd’hui pour échanger avec vous.

Abonnez-vous gratuitement aux lettres d’information du CNIID.

N’hésitez pas non plus à parler de nos actions autour de vous et à nous communiquer l’adresse mail de personnes susceptibles de nous rejoindre.

21, rue Alexandre Dumas - F-75011 Paris

tél. +33(0)1 55 78 28 60 - fax. +33(0)1 55 78 28 61

info@cniid.org
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— Agréé par le Ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables (MEDAD), au titre de l’article L. 141-1 du code de l’environnement au niveau national, le Centre National d’Information Indépendante sur les Déchets (CNIID) est la seule Association nationale qui traite spécifiquement des déchets ménagers en France.

[1] Rapport disponible sur : www.invs.sante.fr

[2] LMNH : Lymphones malins non hodgkiniens

 

Par Jean Dornac - Publié dans : Un coin du voile se lève...
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Lundi 9 mars 2009

L’embryon de la mort

 

« Quelles lois dicteraient déjà les sénateurs ? /

Quand ils arrivent les barbares les dicteront [...]
                                                 Pourquoi empoignent-ils des cannes si précieuses 
Sculptées merveilleusement dans l’or et l’argent ?

 Parce qu'aujourd'hui arrivent les barbares »

 Constantino P. Kavafis

 


Par Cristina Castello*







 
            
C'est une prison secrète qui se lève dans les terres qui ont été volées aux habitants originaires du lieu. De sa piste de vol ils ont décollé les bombardiers des USA, pour envahir le Cambodge, l'Afghanistan et l'Irak, à coups de feu, crimes et impiété ; pour contrôler le Moyen Orient et ...  plus encore, mais voyons déjà.

           
« Diego García » est un embryon de la mort. C'est l’abîme qu'ont choisi les barbares — avec l'excuse d’un « terrorisme » supposé — pour mieux torturer. C'est un vrai trésor pour l'Amérique du Nord et le Royaume-Uni. C'est la base militaire la plus importante que l'Empire a, pour surveiller le monde ; et près de ses paires —les bases de Guam et d'Ascension — sont  les clés pour l'envahisseur. C'est un endroit idéal pour accueillir des missiles de l'ogive nucléaire, bien qu'ils soient interdits par les traités internationaux. Mais : est-ce que cela importe aux barbares ?

           
Les barbares ne demeurent pas dans l'océan Indien, où  « Diego García », cet atoll qui, né avec un destin d'oasis s’est lui-même converti en enfer. Non. Les barbares donnent les ordres aux barbares de la CIA nord-américaine, appuyés par la Grande-Bretagne et par l'Union Européenne, qui savent si bien se taire quand le Pouvoir est cause de la terreur.

           
« Diego García», est la juste enclave, s’il venait à l'esprit aux barbares une action sanglante contre l'Iran. C'est le lieu où la torture exhibe sa plus grande sophistication. C'est un sort de torture — la mort en vie — et la première marche, pour mériter le soulagement de passer Guantánamo : cet échafaud avec lequel Barack Obama a promis d’en finir. « Diego García » : personne ne la nomme et elle ne figure pas dans les agendas présidentiels, bien qu'il soit pis encore que  Guantánamo. Il est dit : « pis ». Mais comparer deux horreurs ne jette pas de clarté : Qui est le pire, Drácula ou Frankestein ?

            
 La terre de la planète n'a pas été suffisante pour le Pouvoir impérial. Les États-Unis du nord sillonnent les mers du monde avec entre dix-sept et vingt bateaux - « prisons flottantes ». Dans celles-ci ont été arrêtées et interrogées sous supplice, des milliers de personnes. Mais presque personne n'informe de cela. Non, on ne parle pas de ça.

           
Qui parle, oui, et qui agit par la justice, c’est l'ONG Londonienne des droits de l'homme « Reprieve » qui représente trente détenus, non inculpés de Guantánamo, aux bagnards qui attendent des condamnations et aux accusés d’un supposé  « terrorisme ».

           
C’était en 1998, durant la présidence de Bill Clinton et la vice-présidence d'Al Gore —prix Nobel de la Paix— lorsqu’ils ont commencé les arrêts contre toute loi et tout sens de l'existence  humaine. Et George Bush les a promus en progression géométrique. Quand il était encore président, il a admis l'existence d'au moins 26.000 personnes dans des prisons flottantes ; mais selon les sondages de « Reprieve », les chiffres recensés étaient de 80.000, à dater de 2001. Qui croire ? L’option est claire.





Châtrer l'île

 « Sans égards, sans pudeur, sans pitié,
de hauts, de larges murs ils m'ont environné »

Constantino Kavafis 


            Les 44 kilomètres de « Diego García », sentent l’absence. Sous son ciel, la grande absente est la sacralité de l'existence humaine. L'île est un territoire britannique d'outremer, situé dans l'archipel de Chagos, dans l'océan indien. En 1966 un mariage parfait s'est produit entre les barbares. Le lieu — si beau qu’il semble un sourire de la nature —  a été offert par l'Angleterre à l'Amérique du Nord, qui le voulait pour installer cette base militaire. C'était un échange ignominieux : la location pour cinquante ans de terres anglaises, en échange de quatorze millions de dollars et de missiles du sous-marin nucléaire « Polaris ». Musique Maestro !

            Mais —certes, il y avait une condition à respecter— à ce moment-là, plus tôt que tard, il fallait empêcher les « problèmes de population ». Il fallait désinfecter l'archipel, des êtres humains.

           
Châtrer l'île. Lui couper les racines, clôturer la vie.  À l’œuvre immédiatement, le Royaume-Uni  a bloqué toute entrée d'aliments. Cette vieille et maléfique sorcière —la faim—, a fait sonner un concert d'estomacs vides, en même temps que les habitants commençaient à partir… ou à être rejetés. La destinée de ces exilés a été, et se trouve, dans les villes de misère de l’Ile Maurice.

           
Là, à plus de 200 kilomètres de la terre qui les a vus naître, les exilés rêvent autant de manger, que de retourner à leur patrie dépatriée.

           
Sauvagement les 2.000 habitants nés dans l'île, ont été expulsés. Un cas, qui synthétise beaucoup de semblables, est celui de Marie Aimée, née et élevée dans « Diego García », qui en 1969 a porté ses fils à Port Louis (Maurice), pour un traitement médical. Le gouvernement britannique ne lui a jamais permis de remonter sur le bateau pour repartir et jamais plus elle n’a pu y retourner. 

           
Son mari, est resté deux ans dans l'île puis il est arrivé à retrouver son épouse, avec seulement une bourse et dans un état lamentable. Il avait été rejeté de sa terre. Les histoires des autres milliers d'insulaires abandonnés, sont terrifiantes ; exilés et humiliés, ont été réunis dans des taudis, où ils vivaient dans des boîtes ou des huttes de fer-blanc. Ils s’étaient affranchis de bien d’autres avec promesses mensongères de vacances gratuites, dans des lieux de rêve. Il fallait les balayer de l'île : la stériliser de la présence de ses compatriotes.

           
La majorité des chagossiens ont été arrêtés, expulsés de leurs foyers, littéralement « emballés » et déposés dans les caves d’embarcations, entre des cris et des pleurs ; avant, ils avaient vu exterminer leurs animaux domestiques et leur bétail. Ainsi, ils pouvaient bombarder plus facilement le Viêt-Nam, le Laos et le Cambodge ; menacer la Chine lors de la Révolution culturelle, puis suivre avec le Golfe Persique, l'Afghanistan, l'Irak, et... y a beaucoup plus. Ces barbares n'ont pas de cœur.

           
Et ce n’est pas tout ! Plusieurs sont morts de tristesse, se sont suicidés, ou sont devenus alcooliques, tandis qu'ils rêvaient de la terre promise. Mais personne n'a abandonné l'idée de revenir à son île de coraux et de palmiers ; à l'île qui — jusqu'à ce qu'ils la vissent — n'était pas contaminée par les armes et la méchanceté. Dans le « Times » de Londres du 9 novembre 2007, l'une des villageoises a résumé : « C'était le paradis, nous étions comme oiseaux libres, et maintenant nous sommes comme en prison ».

           
La Haute Cour britannique d'abord, et la Cour d'Appel ensuite, ont condamné  l'expulsion comme étant illégale et ont donné à la population le droit de rentrer; mais aucun gouvernement n'a voulu accomplir ces sentences. Et le Bureau des affaires Internes et Internationales du Royaume-Uni a dit en revanche qu'il n'y aurait pas de population indigène. Le droit unique à une citoyenneté était accordé aux mouettes.

           
Aujourd'hui, de 2000 expulsés originairement, moins de 700 conservent la vie. Les barbares jouent-ils à l'extinction finale ?

            
 Les USA ont loué l'île jusqu'en 2016. Et jusqu'alors, et après : quoi ?

 
Dracula, Frankenstein et les euphémismes

«Ah ces murs qu'on dressait, comment n'y ai-je pas pris garde ?

Mais aucun bruit de bâtisseurs ne me parvenait, pas un son :

tout doucement, ils m'ont emmuré hors du monde »

Constantino Kavafis

  

         Et que dire, sur la prison de « Diego García » ? « Diego García » est le plus grand centre de tortures  —ils appellent d’une façon tout euphémistique « interrogatoires »— pour les prisonniers réputés les plus « importants » par l'Empire. C'est là que le prisonnier Ibn Al-Sheikh Al-Libi a dû  mentir, puisqu'il ne résistait pas au supplice auquel il était soumis. Il a dit, pour éviter qu'ils continuent de le lacérer, que Saddam Hussein était allié d'Al-Qaeda, et qu'il avait les fameuses armes de destruction massive, desquelles on a tant parlé. 

          
Certes, il a été démontré que ces armes n'existaient pas. Mais c'étaient les arguments dont George W. avait besoin, pour la guerre du pétrole : celle qu’il a lancée, affamé de dollars, avec l'excuse du « terrorisme » ; comme s'il avait été salvateur du monde, alors qu'il l’anéantissait et c’est pourquoi,  aujourd'hui on essaye de le juger. De part toute la planète, elles se lèvent, de plus en plus de voix qui demandent, précisément, de le présenter face à la justice comme un inculpé qui a commis des crimes contre l'humanité.


           

                Le cachot de «Diego García » est connu comme « Campement de Justice ». Nous poursuivons avec des euphémismes. Et les six mille bases militaires mondiales des USA sont mentionnées comme « des traces  » dans le jargon militaire américain. Entre celles-ci, « Diego García » a un nom où sonne la moquerie : « Trace de la liberté ». Les mots ont perdu leur signification.

           
Durant ce temps, les déplacements de prisonniers drogués, encapuchonnés et fort torturés, de là jusqu'au Guantanamo, c'était habituel. Des personnes captives déplacées d'une horreur, à l'autre. De « Diego García » à Guantanamo. De  Dracula, il était dit, à Frankenstein.

           
Les 2.000 soldats yankees destinés d'une manière permanente dans le lieu, sont la population centrale de « Diego García ». La torture a besoin d'une surveillance, ça alors ! Des ironies de la vie, il y a aussi 2.000 bannis : les armes remplacent la vie. 

           
Les barbares nient tout, mais les évidences et les preuves existent. Par exemple, celles d'ex-prisonniers qui, par un miracle, ont obtenu la liberté, et ils racontent comment ils ont été déplacés à Guantanamo, ainsi que la frayeur des tortures, impossibles même à imaginer pour tout esprit humain. Par exemple, le témoignage fondé de l'historien britannique Andy Worthington, l'auteur de « The le Guantanamo files : the stories of the 774 detainees in America's illegal prison » (« Les archives de Guantanamo : les histoires des 774 détenus en prison illégale de l'Amérique »).

           
Worthington raconte qu’ « une personne honnête avec accès à une information privilégiée », Barry McCaffrey, général américain en retraite et professeur prestigieux d'études de Sécurité internationale, a reconnu par deux occasions qu’à « Diego García » des personnes accusées de terrorisme sont retenues ; de la même manière, il a accepté que la même chose arrive dans Bagram, Guantanamo, certes, et l'Irak. De sa part, Clive Stafford Smith, directeur de l'ONG « Reprieve », dont personne ne doute le sérieux, a assuré à « The Guardian » qu’il est catégoriquement certain de l'existence des prisonniers dans l'île.

           
Aussi le sénateur suisse Dick Marty, a confirmé en 2006 les «remises extraordinaires» de détenus, de là vers Guantanamo. Dans un rapport qu'il a remis au « Conseil de l'Europe », il a certifié que, sous la responsabilité légale internationale du Royaume-Uni, les USA ont utilisé cet atoll de l'Indien comme prison secrète pour « des détenus de haute valeur ». Le narrateur spécial sur la Torture de l'ONU, Manfred Novak, l'a ratifié. 

           
Le Guantanamo semble être priorité dans l'agenda de Barack Obama. Et « Diego García » ? Il est vrai que le président flambant neuf de la Maison Blanche a trop de défis, casse-tête et de crises à résoudre, ainsi qu'une opposition conservatrice qui ne rend pas facile de gouverner. Mais : a-t-il la volonté politique pour en finir avec cette abjection ? Pourra-t-il — et surtout voudra-t-il — aller contre les semailles de mort des barbares

           
 La liberté, la justice et les exilés de « Diego García » attendent son mot et celui de l'Union Européenne. Ils attendent,  « comme les beaux corps de morts qui n'ont pas vieilli / et ils les ont enfermés, avec larmes, dans une tombe splendide / — avec roses sur la tête et dans les pieds des jasmins » (Constantino Kavafis).


* Poète et journaliste


http://www.cristinacastello.com

http://les-risques-du-journalisme.over-blog.com/

castello.cristina@gmail.com


*
Cet article est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur

 

Par Jean Dornac - Publié dans : Journalisme et résistance
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Lundi 9 mars 2009

Par Catherine Declis.

Je me souviens, il y a déjà 30 ans, les consignes d’hygiène et de sécurité obligeaient au personnel des cuisines hospitalières à jeter chaque soir toute nourriture ayant été préparée et non distribuée dans les services pour cause de fluctuations d'effectifs parfois imprévisibles.

Ceci pouvait parfois se compter en lots entiers de poulets, rôtis, énormes plats de purée, certes déjà reconstituées…

 

Et les cloches du quartier qui attendaient à l’endroit réservé l’arrivée des poubelles cuisinées, car il était interdit de donner proprement, il fallait absolument que cela passe par la case officielle poubelle, que le personnel veillait à offrir la plus propre et ordonnée possible en guise de plateau repas.

 

Il valait mieux cela plutôt que d’aller dérober les restes des repas dans les chariots de distribution dont certains revenaient d’un service infectieux risquant de les contaminer.

 

30 ans plus tard me revient une saveur de souviens-toi !

 

Avec malheureusement une odeur que je ne connaissais pas dans ces formes de plateaux repas, une odeur de propre et  aseptisé qui peut rappeler l’hôpital mais ne dénote pas de cet endroit, une odeur d’eau de javel qui mélangée à de la nourriture, s’appelle le nouveau plateau repas poubelle.

 

Pour être allé vérifier et y mettre son nez, Martial, qui s’occupe de temps à autre pour aider les restos du cœur de sa ville à sa façon , après avoir entendu le témoignage de ses frères et sœurs dans le malheur, bien que persuadé de la véracité des faits qui lui étaient retracés, a bien voulu se déplacer cette nuit, afin de s’en assurer.

 

Oui, la nuit n’est pas porteuse que de beaux rêves et de contes de fées, il semble que la disposition d’esprit de l’homme désire aussi y ajouter, par choix ou par obligation, par souhait ou par soumission, par désir ou manque de réflexion, ce qu’il est possible de définir comme quelques mauvaises intentions en un soupçon de poison !

 

Je cite :

 

« Tu sais peut-être que je m'occupe de resto du cœur et je contacte les gens qui pour x raisons n'osent pas y venir, alors je leur apporte un colis sur mes propres deniers de temps en temps, c'est moins humiliant pour ses personnes et j'ai appris quelque chose d'un peu scandaleux.


voilà je t'explique :

C'est une famille des six personnes : deux parents et quatre enfants, le père va, à la grande surface du coin, faire les poubelles le soir après la fermeture avec l'autorisation du gérant, en récupérant un peu de nourriture, car il n'arrive plus à joindre les deux bouts, avec une petite pension d'invalidité,  avec cette crise qui fait mal aux plus pauvres malheureusement ; mais depuis quelque temps il trouve tout ce qui pourrait être récupérable en nourriture, mis en vrac, les emballages ouverts dans un sac-poubelle, et par-dessus on y verse de la javel... Je trouve cela ignoble personnellement.

 

Le fait est qu'entre temps le gérant a changé, et ce malheureux homme ne peut plus récupérer un peu de nourriture. Ce pauvre homme n'y arrive plus, c'est très cher. Je me suis permis d'écrire ceci à cette grande surface, sans dire le nom de la personne ce qui est totalement juste. J'ai été tellement scandalisé que je leur ai fait un petit mot à cette grande surface ! L'autre grande surface  fait mieux : elle ne sort pas du tout les poubelles ; alors qu'ils font campagne pour récupérer de l'argent pour la faim en Afrique, et ils ne sont pas foutus d'aider ceux qui sont devant leur porte...!


Je suis écœuré et révolté de cet état de choses. »

 

Et cette nuit du 7 au 8 mars 2009, je cite :

 

« Bon aux dernières nouvelles
j'ai été voir moi-même dans la nuit
j'ai regardé et constaté que c'est bien la vérité
 plusieurs sacs avec de la nourriture non périmée  les dates varient entre 1,2,3, et 4 jours, avaient été ouverts.
avec une coupure par le milieu avec une très forte odeur de javel
je m'en suis mis plein les doigts ; c'était varié il y avait de la viande, des fromages, pain de mie, yaourt etc., etc...!
Jeter de la nourriture comme  cela me fout les boules excuser l'expression,
alors qu'il y a tant de gens qui ont faim...
Malheureusement j'ai oublié mon appareil photo numérique
bon dimanche »

 

Là-bas n’est pas mieux que ici ! À méditer dès aujourd'hui !

 

Et des enfants continuent de par le Monde à mourir de faim…

 

 

Par Jean Dornac - Publié dans : Ce monde malade et fou...
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Dimanche 8 mars 2009

Découvrez, ci-dessous, la très belle initiative du Conseil Régional des Pays de Loire.

Les hommes oublient trop souvent combien les femmes résistent, combien les femmes sont courageuses, puissantes face aux dictatures.

 

Les Mères de la place de Mai, à Buenos Aires sont, à juste titre, la gloire de l’Argentine. Elles ont exigé la vérité sur leurs disparus ; elles n'ont rien lâché ; elles ont totalement contribué à la chute de la dictature.

 

Un exemple pour tous les hommes se croyant supérieurs aux femmes ! Qu’on ne les oublie pas, ces femmes, ces mères !

 

Jean Dornac

(Document reçu de Cristina Castello et Gérard Gautier)

 






Par Jean Dornac - Publié dans : Femmes en résistance
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  • : Jean Dornac
  • devoir-de-savoir
  • : Homme
  • : 14/11/1950
  • : Rien qu'un humain parmi d'autres... Juste révolté par l'injustice contre laquelle je veux lutter, à mon modeste niveau, en rejetant la violence. Ici, la lutte consiste en la prise de conscience de chaque lecteur...

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